Le département du Pas-de-Calais passe en vigilance renforcée sécheresse à compter du 1er juillet
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La recharge hivernale des nappes a été tardive et atypique cette saison.
En effet, dans les départements du Nord et du Pas-de-Calais, le mois de décembre a été fortement déficitaire et celui de février historiquement pluvieux. Le temps sec des mois de mars et d’avril a remis la ressource sous tension, avec un déficit de précipitation en avril de 64 % dans le Pas-de-Calais.
Ces faibles précipitations, couplées au maintien d’un temps chaud et sec, avec des températures régulièrement plus chaudes que la normale pour cette saison d’une part et au vent d’autre part, favorisent l’assèchement des sols en surface. Les pluies de début mai ont été captées par la végétation et ne permettent pas de recharger les nappes.
Ces difficultés sont aussi visibles sur les niveaux des cours d’eau, qui sont nombreux à avoir franchi le seuil de vigilance sécheresse. Le niveau de la ressource apparaît donc bas pour cette période de l’année.
Les départements du Nord et du Pas-de-Calais placés en vigilance sécheresse renforcée
Compte tenu de ces éléments, les départements du Nord et du Pas-de-Calais sont placés en vigilance renforcée sécheresse à compter du 1er juillet 2026.
Il s’agit du premier niveau de gravité, qui appelle les citoyens, les collectivités et les professionnels à réduire les usages de l’eau qui ne sont pas indispensables afin d’économiser la ressource en eau et de préserver les milieux naturels qui constituent notre patrimoine commun.
La modération des consommations d’eau de l’ensemble des usagers, domestiques, collectifs, industriels et agricoles permet, par la diminution des prélèvements dans le milieu naturel, de soulager la ressource et de retarder la prise de mesures de restriction.
L’objectif est de parvenir à une mobilisation individuelle et collective de l’ensemble des acteurs.
Les préfets du Nord et du Pas-de-Calais, ainsi que les services de l’État, restent mobilisés pour suivre l’évolution de la situation et anticiper le risque de crise
Parmi les principales mesures :
- l'arrosage des pelouses, massifs fleuris, espaces verts et jardins est interdit entre 11h et 16h ;
- le lavage des véhicules à domicile est interdit ;
- l'alimentation des fontaines publiques et privées en circuit ouvert est interdite, lorsque cela est techniquement possible ;
- le nettoyage des façades, toitures, trottoirs, voiries et autres surfaces extérieures imperméabilisées est interdit entre 11 h et 16 h, sauf lorsqu'il est réalisé par une entreprise spécialisée ou une collectivité ;
- la vidange des plans d'eau est interdite ;
- le remplissage des piscines de plus d'1m3 liées à des habitations individuelles ou collectives est interdit ;
des mesures de réduction des prélèvements concernent également les activités agricoles et certaines installations industrielles.
Cinq niveaux de restriction des usages de l'eau
- La Préfecture peut émettre cinq niveaux en fonction de la gravité de la situation :
- les niveaux de "vigilance" et "vigilance renforcée" servent à informer et inciter les particuliers et les professionnels à économiser l'eau
- les niveaux d'"alerte" et "alerte renforcée" exigent de réduire tous les prélèvements et interdisent les activités impactant les milieux aquatiques. Jusqu'à 50 % d'économie d'eau peuvent être exigés
- le niveau de "crise" déclenche des interdictions, pour préserver les usages prioritaires : santé, sécurité civile, eau potable, salubrité. Les prélèvements d'eau pour l'agriculture sont alors interdits totalement ou partiellement, ainsi que de nombreux usages domestiques ou d'espaces publics (arrosages des massifs floraux, fontaines, nettoyages des voiries...).
Quelques gestes simples au quotidien pour limiter sa consommation d'eau
- privilégier les douches plutôt que les bains ;
- réparer rapidement les fuites ;
- éviter les consommations d'eau inutiles ;
- récupérer l'eau de pluie pour les usages autorisés.