Un diagnostic en cours pour respirer mieux demain

Environnement

La qualité de l’air est étroitement surveillée dans notre pays : c’est le problème environnemental le plus préoccupant après le réchauffement climatique. Dans notre région, cette mission est confiée à l’association Atmo Hauts-de-France. Dans le cadre de son engagement en faveur de l’environnement, la Communauté d’agglomération en est un adhérent historique.

Ce partenariat de plus de dix ans a notamment permis de développer une connaissance précise des émissions et des concentrations de polluants atmosphériques sur le territoire. Il s’agit maintenant de passer à la vitesse supérieure.

Un vaste diagnostic de la qualité de l’air est actuellement en cours. Il couvre l’ensemble du territoire communautaire et se veut extrêmement précis. Ainsi, à l’aide des trois stations de mesure, il permet de connaître les émissions et les concentrations des principaux polluants : particules fines, oxydes d’azote, dioxyde de soufre, ammoniac et composés organiques volatiles.

Les principaux secteurs critiques (du fait des logements, de l’industrie...) sont également identifiés afin de prioriser les futures actions. En effet, au-delà de ce diagnostic, les principaux résultats issus de ce travail permettront d’aboutir à un vaste programme opérationnel pour améliorer la qualité de l’air que nous respirons tous au quotidien. Les résultats de ce diagnostic seront rendus publics l’année prochaine. Chacun pourra alors apporter ses idées afin de nous construire un futur plus respirable.


Vous avez dit « Atmo » ?

L’association ATMO est notamment connue pour diffuser l’indice de la qualité de l ’air. Un indicateur qui va de 1 (très bon) à 10 (très mauvais) et qui est rendu public via son site Internet, www.atmo-hdf.fr Et d’une manière plus systématique via les différents médias régionaux (notre page Facebook par exemple) en cas de pic de pollution.


Prenez soin de votre air !

Voici quelques conseils simples pour améliorer la qualité de l’air tant chez soi qu’à l’extérieur.

Dedans

- Favorisez la circulation de l’air dans votre logement. Ne bloquez jamais les bouches d’aération et veillez à leur état de propreté.

- Aérez vos pièces au moins 10 minutes matin et soir (il y a alors moins de pollution, de pollens).

- Idem pour la VMC (ventilation mécanique contrôlée) : ne la coupez jamais et nettoyez ses bouches d’extraction régulièrement.

- Gérez l’humidité : pensez à ouvrir vos fenêtres pendant une douche, une cuisson, un lavage... Si des moisissures apparaissent, c’est que votre logement est trop humide, ce qui est mauvais pour votre santé.

- Attention aux produits de nettoyage : de nombreux produits ménagers rejettent des composés organiques volatils (COV). Préférez les nettoyants d’antan (bicarbonate de soude, vinaigre, savon noir...), les produits sains et naturels. Fabriquez-les vous-même au besoin (toutes les recettes se trouvent sur Internet).

Dehors

- Remplacez votre équipement de chauffage obsolète (chaudière, poêle à bois ou insert de plus de 15 ans).

- Dans le cas du chauffage au bois, brûlez un bois bien sec, de bonne qualité dans un appareil performant. Les cheminées à foyer ouvert sont à proscrire.

- Développez une meilleure mobilité en limitant l’usage de votre voiture au profit des transports en commun ou des modes doux (à pied, en vélo). Bon à savoir : une conduite moins brutale permet déjà de réaliser des économies de carburant et donc de polluants !

- Ne brûlez pas vos végétaux ! Si cette pratique est interdite (elle génère des dégagements polluants très importants), elle reste (trop) répandue. La collecte des déchets verts, les déchetteries, permettent de s’en débarrasser aisément et de manière éco-responsable (même en tenant compte de la consommation des bennes ou des voitures, c’est dire !)